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Écrit par Philippe WALDTEUFEL
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Jeudi, 15 Juillet 2010 15:53 |
 Il y a un domaine en tout cas dans lequel notre Président et ses féaux sont impressionnants : c'est leur conviction absolue et inébranlable que leurs concitoyens (c'est nous) sont des imbéciles, à qui on peut faire avaler n'importe quoi. Ainsi donc, ayant mûri son analyse de la situation, N. Sarkozy consent à faire cadeau d'un conseil à E. Woerth : il l'invite à envisager d'abandonner sa fonction de trésorier du parti majoritaire. A la surprise générale (!), l'intéressé annonce qu'il suivra ce conseil. Et toute la droite d'entonner un chœur un hymne d'actions de grâce : qui oserait dorénavant parler de risque de conflits d'intérêt ?
Minute. La seule interprétation possible, c'est que le pouvoir en place admet qu'il y a aujourd'hui un risque de conflit d'intérêt et fait mouvement pour éliminer ce risque.
Il y aurait donc un risque de conflit d'intérêt entre la fonction de trésorier de l'UMP et celle de ministre du Travail ? Cette rigueur déontologique fait honneur à nos dirigeants. Mais alors il est évident pour tous que le risque était bien plus grand lorsque l'intéressé était ministre du budget. En d'autres termes, la démission annoncée du ministre du travail E. Woerth de sa fonction de trésorier de l'UMP équivaut à l'aveu d'une grosse faute déontologique commise dans son ministère antérieur. Le président voulait tirer sur les média, sur le PS, et voilà qu'il s'est tiré une balle dans le pied. S'il n'y avait pas la crise sociale, le projet de loi sur les retraites, etc. etc., on pourrait presque sourire.
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Écrit par Philippe WALDTEUFEL
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Lundi, 12 Juillet 2010 08:19 |
Comment débobiner la pelote des mésaventures des familles Bettencourt et Woerth ? Voici deux pistes.  D'où proviennent les ennuis de la famille Bettencourt ? De ce que Liliane B. est une très riche héritière, prise dans un affolant tourbillon entre ceux et celles qui rêvent de décrocher un morceau, petit ou gros, de ce gigantesque héritage. Faut-il, comme ont dit certains, ne pas aimer les riches ? Ça dépend. Dans notre monde, il est légitime de faire fortune. Par exemple le père de Liliane Bettencourt, qui était loin d'être un saint, était un entrepreneur génial. Qu'il soit devenu très riche n'est pas choquant. Mais pourquoi sa fille Liliane est-elle richissime, elle qui ne s'est, comme écrivait Beaumarchais, que donné la peine de naître ? Maintenant on voit à quel point cette fortune lui donne des soucis, cette fortune qui attire les charognards de tous bords et dont au soir de sa vie elle ne sait que faire. Une France d'entrepreneurs, ça n'est pas antipathique, au contraire. Mais une France d'héritiers, ça offense l'avenir. En convoquant cette France des héritiers au Fouquet's le soir de son élection en 2007, N. Sarkozy nous indiquait le chemin à ne pas suivre.  Ensuite, pourquoi tous ces ennuis de la famille Woerth ? Ne vous laissez pas prendre aux discours outragés sur la présomption d'innocence : E. Woerth est tout à fait coupable. Il ne s'agit nullement ici d'une infraction ou d'un délit, qui existent peut-être, c'est l'affaire de la justice : il est coupable d'une faute déontologique parce qu'il s'est mis, en tant que ministre du budget, en double risque de conflit d'intérêt. D'une part il a conservé sa tâche de trésorier de l'UMP ; de l'autre il a accepté que son épouse travaille à aider un contribuable fortunée à contourner la loi fiscale. Le risque de conflit d'intérêt est prouvé, incontestable. Impossible d'invoquer un tribunal : en l'absence d'une instance ordinale (Un "Conseil de l'ordre des responsables politiques" ? on pourrait y réfléchir), il n'y a qu'un seul juge, c'est l'opinion des citoyen-ne-s, et vous savez qu'il n'y a pas d'appel. Cette réflexion sur ce qui arrive à E. Woerth prend tout son sens au moment où le PS vient de s'engager à proscrire le cumul des mandats. En vérité, la volonté d'éviter les risques de conflits d'intérêt (entre un élu local et un élu à mandat national, cela se produit tout le temps) est la raison fondatrice de la règle de non-cumul. Ce risque est avéré, et c'est pourquoi notre décision est sage et il va falloir nous y tenir.
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Écrit par DOM
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Vendredi, 11 Juin 2010 12:52 |
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Vous pensiez naïvement que les traders français émigrés à la City de Londres avaient tout perdu, leur job avec l’effondrement des bourses et des banque, leurs primes avec la taxe sur les bonus, leurs allocations chômage puisqu’ils n’avaient pas cotisé ?
Raté, ils savent aussi bien optimiser leur fiscalité que leur système de protection sociale (dixit une connaisseuse, Mme Lagarde).
Explications : ces jeunes gens frais émoulus des écoles de commerce et de la finances qui font exploser les bénéficies des banques, les bulles spéculatives et les places de la finance, qui dénoncent le système de protection sociale français qui fait-qu’à-décourager-l’emploi-et-protéger-ces-fainéants-de-chômeurs-qui-nous-mangent-la-laine-sur-le-dos (ouf) ont émigré en Grande Bretagne pour faire des profits considérables : entre 30 et 60 000 euros de salaires mensuels, plus les primes, les bonus (jusqu’à 4 millions d’euros pour les meilleurs !), sans verser de cotisations sociales, et surtout pas de cotisation ASSEDIC.
Ben, ils ont su retrouver le goût du modèle social français avec le temps, tout particulièrement lorsqu’ils ont été lourdés de leur emploi à la City.
Pas compliqué : ils ont travaillé 1 jour en France, et ont touché le maximum de l’indemnisation pour perte d’emploi prévu par la législation française, à savoir 6 400 euros mensuels. Sans avoir jamais contribué d’aucune sorte ! Elle est pas belle la vie ?
Et ce gouvernement UMP qui n’hésite pas à dénoncer les scandales de ces privilégiés qui touchent les alloc et autres mini sociaux, a des pudeurs de jeunes filles pour reconnaître que déjà 33 traders ont profité de ce mécanisme. Dans un langage plus techno que ça tu meurs, Mme Lagarde a pris 18 mois pour arriver à ce calcul et répondre au député socialiste qui lui posait la question.
Et croyez vous que Mme Lagarde en soit outre mesure choquée ?
Que nenni ! Elle a refusé cette nuit de reconduire la taxe sur les bonus des traders lors du vote à l’Assemblée nationale de la loi sur la régulation bancaire et financière.
Alors, s’il y a encore des gogos parmi ces lecteurs pour croire en les rodomontades du gouvernement de Sarkozy contre la finance, les bonus, les banques et autres méchants, s’il y a encore des jeunes loups libéraux qui se permettent de qualifier notre modèle social d’assistanat sans même y participer, on leur répondra qu’à leur âge, on ne croit plus au père noël.
Pour plus d'information voir la question écrite N°69290 du Député des Landes Mr Alain VIDALES.
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Écrit par Jérôme MELY
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Jeudi, 03 Juin 2010 20:28 |
 Au-delà des effets de manches que nous avons pu voir ces derniers temps avec la création de listes noires qui par magie devenaient grises, la région Ile de France semble engager une vraie lutte contre les paradis fiscaux. Elle va en effet demander, comme prévu par le programme de la plate-forme PS Front de Gauche et Europe Ecologie, à ses intermédiaires financiers, une parfaite transparence sur leur présence dans les paradis fiscaux. Le vote devrait avoir lieu le 17 juin prochain. Les établissements devront également présenter une comptabilité pays par pays avec mention du CA des impôts payés du nombre d’employés etc… etc…. Ce genre de mesure pourrait bien avoir un certain poids auprès des opérateurs, essentiellement les banques, d’une part parce que l’Ile de France est un gros client et que d’autres régions en France et en Europe pourraient lui emboîter le pas. On voit là une politique qui agit sur le fond en impliquant les acteurs du secteur plutôt qu’une politique de façade comme cela a été trop souvent le cas ces dernières années en France et au delà. Sources : Alternatives économiques, Les échos, Le Figaro.
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